Présentation du Président Vincent Tournier
2025-26 marque un tournant dans l’histoire de notre club, car après une dizaine d’année sous la présidence de Michel Jaggi, celui-ci a décidé de se retirer afin de laisser la place à un nouveau candidat qui saura continuer à faire vivre de club en harmonie avec les deux communes de Bernex et Confignon.
Et c’est donc avec plaisir que nous vous allons découvrir, à travers ce petit questionnaire, notre nouveau président, Vincent Tournier, ancien joueur de notre première équipe, au début des années 2000. Il va vous présenter son projet et ses ambitions pour notre club centenaire et qui se lance le défi de rester un club majeur dans le canton de Genève. Voici donc, le portrait de notre nouvel homme fort du comité central !

1) Bonjour, pourrais-tu te présenter en quelques mots et comment tes amis te décrivent en 3 mots clefs ?
Bonjour, Vincent Tournier, 52 ans, mari de Julie Peradotto, papa de 2 enfants, Félicien et Augustine, respectivement 12 et 9 ans et beau-papa de Marie-Ajna, 21 ans. J’habite à Confignon depuis une quinzaine d’année, j’y suis conseiller municipal depuis 2020 et je travaille pour la Fondation officielle pour la jeunesse (FOJ) comme directeur d’institutions d’éducation. J’ai été junior au Signal, puis j’ai joué avec la première équipe plusieurs années. J’ai également joué au Chênois et à Vernier. Mes amis me décrivent comme une personne intègre, loyale, généreuse et … plutôt sympa !
2) Depuis combien de temps es-tu membre du comité central et quel est ton rôle ?
J’ai intégré le comité depuis la saison 2024/2025 avec un intérêt marqué pour le soutien du mouvement junior. J’ai ensuite repris la présidence du club lors de l’assemblée générale de fin août 2025.
3) Pourquoi avoir choisi ce rôle aussi important dès ton arrivée au sein du comité ?
Le Signal FC Bernex-Confignon m’a beaucoup apporté en tant que joueur et en tant que personne, j’ai à cœur de rendre cet apport. Je conçois que reprendre la présidence aussi rapidement peut surprendre. Néanmoins, il s’est agi d’une opportunité que le départ planifié de Michel Jaggi n’a fait qu’accélérer.

A mes yeux, reprendre la présidence est le meilleur moyen de concrétiser ce que je souhaite pour le club, soit soutenir/développer le mouvement junior, en cohérence avec les équipes d’actifs (actuellement la deuxième et la première équipe), les clubs alentours proches et le football genevois en général. Pour cela, je souhaite que le Signal puisse mettre à disposition des entraineurs du club les meilleures conditions possibles, tant s’agissant des conditions d’entrainement que des possibilités de formation de base/continue, ou encore de mieux reconnaître/valoriser leur engagement quotidien. Les entraineurs sont les pierres angulaires de la progression de toutes les joueuses et de tous les joueurs. Je mets la progression de chacun(e) au premier plan, les résultats devant être la conséquence de cette progression, tout en sachant que le football n’est pas une science exacte.
A la présidence du Signal, je veux que chaque joueuse et chaque joueur puisse apprendre, jouer et vaincre. Apprendre, c’est apprendre le football et c’est aussi s’apprendre en tant qu’individu dans un collectif, progresser sportivement et humainement. Jouer, c’est vivre des matchs, se confronter à un adversaire tout en le respectant, mesurer sa progression. Vaincre, c’est gagner des matchs et c’est aussi vaincre ses difficultés, ses freins, vaincre ce qui empêche de progresser.
4) Quelle évolution as-tu constatée entre ton passage en tant que joueur et maintenant en tant que membre du comité ?
Pas de grand changement. C’est plutôt mon regard sur ce qui fait que le club fonctionne qui a évolué. En tant que joueur on se concentre sur le football et moins sur ce qui permet que nous puissions jouer au football ! En tant que membre du comité et comme président, mon engagement doit permettre à toutes les joueuses et tous les joueurs du club de pratiquer leur sport favori dans les meilleures conditions possibles.
Ce qui permet au club de fonctionner c’est aussi l’engagement bénévole de beaucoup de membres du club, en particulier le comité, les vétérans et les ami-e-s du club lors de manifestations. Je me sens très respectueux de cet engagement et souhaite le valoriser aussi.
5) Tu succèdes à Michel Jaggi, qui a été un président très apprécié, est-ce que tu as pu suivre un peu ses succès durant sa présidence et quels sont les défis à venir pour continuer à faire grandir notre club ?
Principalement les matches de coupe suisse que notre équipe première a joué contre Thoune et Servette et pour lesquels Michel a su déployer une organisation impeccable. Michel c’est le président du 100 ème anniversaire du club. Fort d’une gestion du club exemplaire, responsable et solidaire, Michel a su fédérer autour de lui pour que les événements du club soient des réussites. Je sais aussi qu’il prenait beaucoup sur lui pour assurer la bonne marche générale du club. Il a également pu compter sur un comité costaud et une secrétaire du club, Nathalie, fidèlement et très professionnellement engagée dans l’administration du club ! Succéder à Michel revient à reprendre un club sain financièrement et humainement. En ce sens, je m’inscris dans la ligne de son engagement avec le défi de continuer d’impliquer le plus de personnes possibles dans la gestion quotidienne du club, en équipe.

Ma volonté est de consolider ce qui est déjà… très solide. Je veux que le club puisse encore grandir, en qualité surtout, mais pas n’importe comment. Cette première année de présidence est celle de la transition. Je m’applique à donner une ligne cohérente à mon engagement, tant au niveau humain que sportif et administratif, et à mettre en place une structure interne qui puisse anticiper les années à venir car les communes de Bernex et Confignon vont connaître une croissance démographique importante, une croissance liée à leurs projets d’aménagement respectifs. Nous devons anticiper ces projets et préparer le club à accueillir plus de footballeuses et de footballeurs, tout en constatant depuis plusieurs
années que les infrastructures du club sont à la limite de leurs capacités. Dans cette perspective, nous devons prendre soin des liens robustes qui existent déjà avec nos représentants politiques.
6) Quel événement penses-tu qu’on devrait organiser au club, qu’on n’organise pas déjà ?
Lorsque j’étais junior, le Signal organisait un tournoi « international » pour les juniors. Je serais motivé à remettre un tel tournoi à l’agenda footballistique régional, dans un premier temps, et international, dans un second temps. Peut-être de l’organiser avec d’autres clubs proches et mutualiser les infrastructures ? Ce type d’organisation exige des connections et une expérience que je n’ai pas encore mais je sais que quelques entraineurs juniors seraient intéressés à aller de l’avant.
7) Si tu pouvais imaginer notre club jouer dans un stade mythique, lequel serait-ce et pourquoi ?
Hampden Park, pour la ferveur, les chants, l’engagement. (NB : Et les frissons lors de
l’hymne nationale Flower of Scotland !)
8) Si tu pouvais demander ton plat préféré à Julio pour qu’on le retrouve sur la carte de notre buvette, ça serait ?
Un risotto aux bolets frais (j’adore) avec un petit carpaccio de noix de St-Jacques en entrée.
9) Ton plus grand souvenir au sein du Signal FC Bernex-Confignon ?
Un match de barrage à Bernex pour monter en première ligue (juin 1993, j’avais 20 ans) contre Aigle. J’avais ouvert le score (je marquais très rarement) et nous avions terminé ce match à égalité (2-2). Une semaine plus tard, nous étions allés gagner à Sierre 0-1 (poule de 3 champions cantonaux de 2 ème ligue, le vainqueur de la poule montait en 1 ère ligue). Sierre et Aigle avait ensuite fait match nul et nous étions montés en première ligue. Je garde un souvenir très vivant de l’équipe que nous avions cette saison-là : une super ambiance dans une équipe composée de joueurs très talentueux et expérimentés et avec lesquels j’ai beaucoup appris. J’en ai gardé qu’être les meilleurs pouvait ne pas suffire. Pour être
vraiment les meilleurs une excellente ambiance et camaraderie est nécessaire pour renverser des matchs qui semblent perdus, pour tenir des scores jusqu’à la 97 ème , voire pour égaliser à la 101 ème !



10) Quelle question aurais-tu aimé qu’on te pose et peux-tu y répondre ?
Pour ou contre un terrain A synthétique à Bernex ? Hum, plutôt contre. Pour moi un terrain de football est en herbe. Une utilisation accrue du terrain A pourrait absorber les besoins d’entrainement des équipes du club, mais au détriment de la qualité du terrain. Dès lors, et tenant compte de l’arrivée de nouveaux habitants dans les nouveaux quartiers des communes de Bernex et Confignon, il est probable que nous n’ayons pas le choix de passer au synthétique ces prochaines années. Mais si une autre solution existe, je suis preneur !
On termine avec un petit jeu de rôle :
Comme président de club, tu seras plutôt Constantin ou Perez ?
Je me sens plus proche de Didier Fischer, président du FC Servette pendant ces dix dernières années (il a remis la présidence dernièrement) et l’exemplarité de son engagement, sans « chichis », avec la volonté de mettre en place une structure au service du football et de la progression du club (je ne connais pas Didier Fischer mais je serais intéressé d’entendre ce qu’il retient de son expérience et quels bons conseils il pourrait donner, puis, cas échéant, les transposer à l’échelle du Signal).
Si tu étais un gardien tu serais (expl: Sommer, Chevalier ou Shilton…) ?
Olivier Kolakovic et Senad Kospo gardiens avec lesquels j’ai eu la chance de jouer au Signal. Ils étaient notre confiance défensive, derniers remparts fiables et intraitables… comme Sommer !
Si tu étais joueur de champ, tu serais (expl: Ronaldo, Messi ou Di Stefano…) ?
Fernando Redondo. Il était la classe, efficace et humble. Aujourd’hui, j’apprécie le jeu de Manuel Akanji, sobre et solide.
Si tu étais entraîneur, tu serais (expl: Ancelotti, Guardiola, Zidane…) ?
Roy Hodgson !
Si tu pouvais choisir ton stade tu serais (expl: Anfield, Bernabeu ou Allianz Arena…) ?
Hier, les Charmillles, pour mes premiers émois footballistiques. Aujourd’hui, le Stade de la Praille, mais plein !